Anglo-French Relations The Cloak of Secrecy A personal voyage of detection



LES PERSONNAGES DE "LA COMEDIE HUMAINE": réalité ou fiction?

Après l’étude de la famille  de Nègrepelisse, j’ai jeté un rapide coup d’oeil à quelques autres personnages  mis en scène par Balzac:

LADY DUDLEY était une amie de Mme d’Espard à Paris. La vraie famille Dudley mena une existence tumultueuse dans les cours anglaises des Tudor. Le soutien de plusieurs membres de cette famille aux revendications au trône de Lady Jane Grey leur coûta la tête. Robert Dudley fut amant et confident de la reine Elizabeth I°, et ses frères et lui avaient combattu en France . Les otages français reçurent une large hospitalité de la part des grandes familles Londoniennes, et la famille Dudley les recevait à diner.

Le 6 août 1559, Henri de Foix-Candale, fils aîné de Frédéric, envoya à Robert Dudley « des garnitures d’oyseaulx » et un gant portant « les coleurs de mamye lequel je vous prie porter pour l’amour d’elle. »  La mère de Robert était Jane Guildford , et une plaque mortuaire sur sa tombe dans la vieille église de Chelsea porte les armoiries de l’ancienne famille Grelley (Grailly) (en raison d’une descendance de la famille Grailly par la famille De La Warr.

BARIMORE:   une famille des Dudley de Balzac a épousé Barimore.  La vraie famille de Barimore portait le titre de « earl of Barrymore » en Irlande. James, quatrième earl, fut en 1740 le chef des tenants  du rétablissement de Charles Edward Stuart (le Jeune Prétendant) sur le trône d’Angleterre, d’où ses nombreuses correspondances avec la cour de France.

BARGETON : son épouse était une Nègrepelisse, qui a épousé en secondes noces le baron Sixte du Châtelet. Il semble y avoir eu un certain nombre de familles Bargeton réelles, mais  ce sont celles qui ont servi les rois de France à l’armée et dans l’administration gouvernementale qui importent. Un certain Daniel Bargeton (1675-1750) était avocat au Parlement. Le vrai « duc du Châtelet » avait été ambassadeur à Londres (1770-1776), rendant compte à Choiseul, ministre français des Affaires Etrangères. L’histoire rejette la responsabilité de la révolution française sur le duc du Châtelet, qui avait été nommé colonel des gardes à Paris en 1788. Il offensa ses hommes et ses officiers au point que, lorsque les troubles éclatèrent, ils firent défection et prirent part à la prise de la Bastille.

 
 

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