Anglo-French Relations The Cloak of Secrecy A personal voyage of detection



LES PERSONNAGES DE "LA COMEDIE HUMAINE": réalité ou fiction?

Appendice 1

REPERTOIRE DE LA COMÉDIE HUMAINE DE H. DE BALZAC
PAR ANATOLE CERFBERR & JULES CHRISTOPHE

Espard (Charles-Maurice-Marie-Andoche, comte de Négrepelisse, marquis d’), né aux approches de 1789. — Négrepelisse de son nom; d’une vieille famille méridionale, qui acquit, par un mariage, sous Henri IV, les biens et les titres de la famille d’Espard, du Béarn, alliée, elle-même, à la maison ‘Albret, La devise du blason de ces Espard était : Despartem leonis. Les Négrepelisse, catholiques militants, ruinés à l’époque des guerres de religion, s’enrichirent ensuite considérablement des dépouilles d’une famille de négociants protestants, les Jeanrenaud, dont le chef avait été pendu, lors de la révocation de l’édit de Nantes. Ces biens mal acquis profitèrent merveilleusement aux Négrepelisse-d’Espard : le grand-père du marquis put, grâce à sa fortune, épouser une Navarreins-Lansac, héritière très riche ; son père, une Grandlieu (de la branche cadette).  Le marquis d’Espard se maria, en 1812, avec mademoiselle de Blamont-Chauvry, âgée de seize ans ; il en eut deux fils, mais le désaccord se proiluisit bientôt entre les deux époux. Par ses folles dépenses, madame d’Espard força le marquis à un emprunt, et il la quitta en 1816. Avec ses enfants, il alla se fixer rue de la Montagne-Sainte- Geneviève, dans l’ancien hôtel Duperron; s’adonna à l’éducation de ses fils, ainsi qu’à la composition d’un grand ouvrage : Histoire pittoresque de la Chine, dont les profits, joints aux économies réalisées par un genre de vie austère, lui permirent de restituer, en douze ans, aux héritiers du supplicié Jeaurenaud, onze cent mille francs, représentant le valeur (au temps de Louis XIV) des terres confisquées à leur aïeul. Cette Histoire pittoresque de la Chine fut écrite, pour ainsi dire, en collaboration avec l’abbé Crozier, et ses résultats financiers soulagèrent encore discrètement la vieillesse d’un ami ruiné, M. de Nouvion. En 1828, madame d’Espard essaya de faire interdire son mari, en travestissant la noble conduite du marquis; mais le défendeur eut, à la fin, raison devant les tribunaux {L’Interdiction). Lucien de Rubempré,qui entretint le procureur général Granville de cette affaire, ne fut sans doute pas étranger au jugement rendu en faveur de M. d’Espard; mais il s’attira, de cette manière, la haine de la marquise (Splendeurs et Misères des Courtisanes).

 
 

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