Anglo-French Relations The Cloak of Secrecy A personal voyage of detection



LES PERSONNAGES DE "LA COMEDIE HUMAINE": réalité ou fiction?

Espard (Camille, vicomte d’), second fils du marquis d’Espard, né en 181 5, fit avec son frère aîné, le comte Clément de Négrepelisse, ses études au collège Henri IV ; en 1828, il était en rhétorique (L’Interdiction).

Espard (Chevalier d’), frère du marquis d’Espard, qu’il aurait voulu voir interdire pour être nommé curateur; figure en lame de couteau, froide et âpre. Suivant le juge Popinot, il y avait en lui un peu du Caïn. C’était l’un des plus profonds personnages du salon de la marquise d’Espard et « la moitié de la politique » de cette femme {L’Interdiction. — Splendeurs et Misères des Courtisanes. — Les Secrets de la princesse de Cadignan).

Espard (Jeanne-Clémentine-Athénaïs de Blamont-Chauvry, marquise d’), née en 1795, femme du marquis d’Espard ; d’une des maisons les plus illustres du faubourg Saint-Germain. — Délaissée par son mari en 1816, elle devint, a vingt-deux ans, maîtresse d’elle même et de sa fortune, qui consistait en vingt-six mille francs de rente. D’abord, elle mena une vie retirée; puis, en 1820, elle parut à la cour, donna des fêles chez elle et ne larda pas à devenir une lemme à la mode ; elle s’assit alors « sur le trône où avaient brillé la vicomtesse de Beauséant, la duchesse de Langeais, madame Firmiani, laquelle, après son mariage avec M. de Camps, avait resign le sceptre aux mains de la duchesse de Maufrignouse, à qui madame d’Espard l’arracha ». Froide, égoïste el coquetle, elle n’avait ni haine ni amour ; son indifférence était profonde pour tout ce qui n’était pas elle-même. Elle ne se remuait pas ; elle avait des procédés savants pour conserver sa beaulé, n’écrivait jamais, mais parlait, sachant que deux mots d’une femme peuvent faire tuer trois hommes. Plusieurs fois, elle avait donné, soit à des députés, soit à des pairs, des mots et des idées qui, de la tribune, avaient retenti en Europe. Parmi les hommes, encore jeunes en 1828, auxquels l’avenir appartenait, et qui se pressaient dans ses salons, se remarquaient MM. de Marsay, de Ronquerolles, de Montriveau, Maréchal de la Roche Hugon, de Sérizy, Ferraud, Maxime de Trailles, Listomère, les deux Vandenesse, Sixte du Chatelet ; les deux célèbres banquiers Nucingen et Ferdinand du Tillet, ceux-ci sans leur femme. Madame d’Espard demeurait rue du faubourg Saint- Honoré, 101 {L’lnterdiction).

 
 

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