Anglo-French Relations The Cloak of Secrecy A personal voyage of detection



LES PERSONNAGES DE "LA COMEDIE HUMAINE": réalité ou fiction?

C’était une superbe Célimène. Elle se montrait d’autant plus prude et sévère qu’elle était séparée de son mari, sans que le monde eût pu pénétrer la cause de leur désunion ; elle était entourée des Navarreins, des Blamont-Chauvry, des Lenoncourt, ses parents; les femmes les plus collet-monté la fréquentaient. Cousine de madame de Bargeton, qui se réclama d’elle à son arrivée d’Angoulême en 1821, elle la guida dans Paris, l’initia à tous les secrets de la vie élégante et la détacha de Lucien de Rubempré. Plus tard, lorsque le grand homme de province fut parvenu à se faire accepter de la haute société, d’accord avec madame de Montcornet, elle l’engagea dans le parti royaliste (Illusions perdues). En 1824, elle se trouvait au bal de l’Opéra, où l’avait amenée un rendez-vous donné par un billet anonyme, et, au bras de Sixie du Chàlelet, elle abordait Lucien de Rubempré, dont la beauté la frappait et qu’elle semblait, d’ailleurs, ne pas reconnaître. Le poète se vengeait de son ancien dédain par des mots piquants, et Jacques Collin (Vautrin), masqué, achevait de troubler la marquise en lui persuadant que Lucien était l’auteur du billet et qu’il l’aimnit {Splendeurs et Misères des Courii- sanes). Les Chaulieiu étaient en relations fréquentes avec elle, à l’époque où leur fille Louise se faisait aimer du baron de Macume; {Mémoires de Deux Jeunes Mariées). Malgré l’opposition muette du faubourg Saint-Germain, après la Révolution de 1830, la marquise d’Espard n’avait pas fermé son salon, ne voulant pas renoncer à son influence sur Paris ; elle fut imitée en cela par une ou deux femmes de son monde et par mademoiselle des Touches (Autre Élude de femme). Elle recevait le mercredi. En 1833, elle était à une soirée chez la princesse de Cadignan, où Marsay révélait les secrets de renlèvement du sénateur Malin en 1806 (Une Ténébreuse Affaire). Malgré la cruauté d’un mot acéré répandu contre elle par madame d’Espard, la princesse disait à Daniel d’Arthez que la marquise élait sa meilleure amie; en même temps, elle était sa parente (Les Secrets de la princesse de Cadignan). Avec jalousement pour madame Félix de Vandenesse, madame d’Espard encourageait les relations naissantes de cette jeune femme avec le poète Nathan ; elle aurait voulu voir se compromettre celle qu’elle considérait comme une rivale.

 
 

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